Leçon d’adieu, PSE, Université de Genève- 30 mai 2011
Nous voulons ici rendre hommage à André Giordan pour sa précieuse participation aux travaux et ouvrages du "Collectif École changer de cap". Et faire mieux connaître ses contributions fondatrices au devenir de l’école et plus généralement aux bonnes conditions des apprentissages en d’autres domaines essentiels.
L’école qu’il nous décrit pourrait paraitre au plus grand nombre, tout identifié au système traditionnel, comme un conte de fée... alors qu’elle rejoint ou inspire l’école ici ou là en France et, de façon plus manifeste, sous d’autres latitudes. Elle reste pour nous une musique d’avenir qu’il est pourtant salutaire d’entendre... comme une manière possible de vivifier la transmission des savoirs, de cultiver la capacité et le goût d’apprendre chez les élèves. Elle serait, pour le moins, profitable à l’imagination pédagogique des enseignants, à leur relation à la classe comme à chaque élève en particulier. Son œuvre constitue potentiellement une source d’innovations pour l’institution.
Qu’il s’agisse des savoirs abstraits ou des savoirs être, penser et vivre, André Giordan nous rappelle, par sa critique de ses travaux, de "ses erreurs et illusions", une qualité première, très mal-traitée à l’école : l’alliance positive avec l’erreur, "passage obligé" et fécond de tout apprentissage. Son discours d’adieu en livre un magnifique témoignage.
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Le nouveau Dossier international du site vient opportunément ouvrir les portes et les fenêtres sur ce qui se fait ailleurs… à l’heure où en France la réforme de la formation des enseignants, au prétexte de la mastérisation de la formation académique académique et des bonnes intentions qui sous-tendent " l’égalité des chances", s’épargne une vraie réflexion sur les raisons profondes de la crise de l’école. Phillippe Perrenoud dans sa longue et forte réflexion montre que cette crise, malgré les valeurs démocratiques affichées, est ancrée dans l’idéologie de nos sociétés hyper-compétitives, élitistes et profondément inégalitaires, aveugles sur les conséquences individuelles et collectives que cette idéologie entraîne.
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À un an d’échéances électorales majeures, il est urgent que l’ensemble des partis politiques fasse de ces questions d’éducation une priorité. Pas seulement en termes de moyens, mais surtout en termes de finalités. Gilles Baillat , Président de la Conférence des directeurs d’IUFM. ( Sciences humaines, juin 2011).
La « Lettre ouverte au Premier ministre sur le harcèlement entre pairs à l’école » écrite début 2011 par un groupe d’associations - cosignée par notre Collectif - a suscité une mobilisation médiatique et institutionnelle intense, se prolongeant par des mesures en cours d’élaboration dont les « Assises nationales du harcèlement à l’école » ont été le moteur.
Dans un autre registre, mais avec la même veine d’interpellation que le « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel, ce livre en format de poche, de 96 pages, reprend et amplifie la Lettre ouverte du Collectif Ecole changer de cap qui avait navigué avec un vif succès sur Internet, fin 2010. Élargie de dix à treize propositions, elle nous revient sur papier, enrichie des échanges fructueux qu’elle a suscités. Cette « Lettre-Livre » nous dit Edgar Morin, « le facteur devrait la glisser dans la boîte aux lettres de toutes et de tous...notamment des jeunes et futurs enseignants... ». J’ai pu concrètement le constater : c’est un bonheur de la recevoir ! Le découragement qui parfois gagne par bouffées les formateurs-réformateurs de l’école, ici s’estompe : le regard sur les possibles de l’école se raffermit.
Cet ouvrage vient à point pour aider à dissiper les malentendus que le terme non-violence peut encore susciter. Et nous permettre de comprendre, hors de tout angélisme, en quoi les apprentissages de ses pratiques seraient, dans le champ éducatif comme dans le champ social, humainement "réalistes" et civilisateurs (...)
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Claude Lelièvre
C’est l’orientation privilégiée par une majorité de Français dans un récent sondage. Même si seulement une minorité d’entre eux font confiance dans l’Ecole telle qu’elle est pour œuvrer dans ce sens Mais c’est un net encouragement pour ceux qui tentent de « refonder l’École », en vue d’assurer justement la prééminence de cette ‘’démocratisation’’.
Ce sondage “IPSOS” a été réalisé fin juillet 2011 auprès d’un échantillon national représentatif d’un millier de personnes sur « la perception par les Français de l’éducation nationale » ( pour un numéro spécial « Marianne/L’Histoire » paru en septembre 2011 ).
À la question « Pour chacun des rôles suivants, précisez s’il s’agit selon vous d’un rôle très, plutôt, plutôt pas ou pas du tout important ? » (...) Lire la suite
Réveillez l’acteur du changement qui est en vous ! Un vaste mouvement de transformation se déploie grâce à l’action des acteurs du changement. Ce sont ces personnes, de plus en plus nombreuses, qui inventent de nouvelles façons d’être et de faire afin de retisser une société plus respectueuse de l’humain.
Les acteurs du changement n’avancent pas en brandissant des bannières ni en prononçant des proclamations tonitruantes. Ils n’ont d’ailleurs pas forcément conscience de l’importance de leur rôle. Comme ils se trouvent au-dessous du signal des radars médiatiques, ils sont encore pratiquement invisibles pour la majorité de nos contemporains. Ils sont tout au plus perçus comme des personnes un peu différentes qui, selon les cas, éclairent ou exaspèrent. En tout cas des cas isolés. Pourtant, en prêtant attention à ce phénomène avec discernement...