FrançaisEspañolEnglish
Accueil du site
Compétition et coopération

» Échanger des savoirs à l’école.

Claire Héber-Suffrin , mis en ligne le 4 décembre 2013.

Claire HEBER-SUFFRIN Échanger des savoirs à l’école. Abécédaire pour l’action et la réflexion Se raviser et se corriger, abandonner un mauvais parti, sur le cours de son ardeur, ce sont qualités rares, fortes et philosophiques , (Montaigne- Essais) La perfection du savoir ? Méfiance ! Parmi les craintes, voire les critiques formulées à l’égard des échanges réciproques de savoirs entre élèves figure la question des erreurs que ces derniers pourraient colporter lors de ces échanges. Si la crainte est légitime, la critique est infondée, et se nourrit d’une vision caricaturale et réductrice du rôle du maître dans les Réseaux d’échanges réciproques des savoirs (RERS,) qui (...)

» Développer le quotient relationnel. Un programme pour le millénaire

Olivier Clerc, mis en ligne le 5 juin 2013.

Une première version de ce texte a paru dans le N°29 de la Revue de Psychologie de la motivation, Juin 2000. Nous insisterions davantage aujourd’hui sur la complexité des interactions entre changements extérieurs et changements intérieurs. et sur la nécessité de créer des institutions qui respectent les besoins des personnes et celle de former des personnes qui fassent évoluer les institutions. L’esprit démocratique perd de sa portée sans institution démocratique, et la démocratie perd sa force sans des personnes éduquées aux qualités démocratiques. Armen TARPINIAN Olivier CLERC Il y a vingt ans, quand j’ai quitté le lycée, bac en poche, je me suis dit : « J’ai appris le (...)

» La peur de se tromper

Thierry Groussin, mis en ligne le 19 mai 2013.

Thierry GROUSSIN Avoir enseigné la peur de se tromper a été la plus grande de nos erreurs. La peur de commettre une erreur est stérilisante au possible. On le voit en permanence : plutôt que d’expérimenter des solutions nouvelles, on en revient aux remèdes connus qui ne résolvent rien et, parfois, tant on en abuse, empirent la situation jusqu’au moment où il est trop tard et où c’est une catastrophe qui rebat enfin les cartes. Le naufrage et le sauvetage de la Grèce relèvent de ce registre où la maladie et son médicament restent dans le même manège mental : il faut que l’état de la patiente s’aggrave afin que le profit et le pouvoir des créanciers s’accroisse, mais il (...)

» OCCE La coopération à l’école

Collectif Ecole changer de cap, mis en ligne le 29 février 2012.

L’Office Central de la Coopération à l’École est l’organisme national qui fédère la vie et l’action pédagogiques d’environ 50 000 coopératives scolaires et Foyers coopératifs. Plus de 4 millions d’enfants ou adolescents, de la maternelle au post-bac, rencontrent la coopération grâce à l’OCCE. Cependant, le réseau de solidarité pédagogique ainsi constitué reste encore trop mal connu du public. Certes, notre façon de voir « les choses de la classe », notre souci constant de passer à l’acte pédagogique en classe ont marqué, en partie, les évolutions du système scolaire français. Mais, au-delà des pratiques très variées, au-delà de la relation Maître/classe, chaque fois différente. Le (...)

» Le quotient relationnel

Olivier Clerc, mis en ligne le 10 février 2012.

Le quotient intellectuel (Q.I), tout le monde connaît. Il fut un temps où l’on vénérait ce score, quand il était élevé, avant de réaliser qu’intellectualisme et intelligence sont deux choses différentes. Depuis peu, on parle aussi d’intelligence émotionnelle (Q.E) ; le cœur et les sentiments ont ainsi retrouvé droit de cité dans ce monde hyper-intellectualisé. Si Q.I et Q.E ont tous deux leur importance, un troisième paramètre mérite aussi d’être mis en évidence : le quotient relationnel (Q.R.), c’est-à-dire l’art de nouer et de préserver des relations mutuellement enrichissantes, ainsi que la capacité de gérer les désaccords et les situations conflictuelles autrement que par la (...)

» Les réseaux réciproques de savoirs ont 40 ans. Un bilan et un avenir

Claire Héber-Suffrin , mis en ligne le 8 novembre 2011.

Les Réseaux réciproques de savoirs ont 40 ans Si « évaluer » quelque chose, c’est en faire ressortir la valeur, ce qui vaut l’implication vécue, le travail accompli, la peine aussi que l’on s’est donnée pour atteindre ses objectifs, l’intérêt des résultats obtenus, ce qui donne et construit du sens, ce qui est précieux, ce qui donne du prix à ceux qui vivent ce « quelque chose », alors, oui, j’ai envie de partager, avec les membres de l’ICEM, cette aventure nouvelle et cette évaluation inattendue que je suis en train de vivre. J’ai envie de les associer, pour tout ce qu’ils ont fait et font encore à ces regards tellement constructifs portés sur nos pratiques communes par celles (...)

» L’esprit de compétition est-il si bon ?

Collectif Ecole changer de cap, mis en ligne le 29 juin 2011.

Pascale Senk (lefigaro.fr, le 27/06/2011). Une étude montre qu’à l’école, « l’apprentissage coopératif », c’est-à-dire consistant à faire travailler les élèves ensemble au sein de petits groupes, se révèle très bénéfique. Longtemps louée comme un puissant moteur de progression, la rivalité est de plus en plus remise en question. Jeanne, chargée de clientèle dans une agence de voyages, se souvient encore du jour où sa responsable de secteur les convoqua, elle et sa collègue. « Eh bien, mesdames, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’à la fin de l’année prochaine, comme je serai mutée en province, l’une de vous deux sera promue à mon poste ! Vous avez ces mois devant vous pour (...)

» Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs

Claire Héber-Suffrin , mis en ligne le 12 juin 2011.

Origine Le premier Réseau d’échanges réciproque de savoirs est né en 1971, à Orly (banlieue parisienne). Au démarrage du réseau, une quarantaine de personnes rassemblés autour du projet par Claire et Marc Héber-Suffrin : élèves, anciens élèves, parents, enseignants, bibliothécaires municipales, membres d’associations, travailleurs sociaux, voisins, amis, commerçants. En 1979, nait le réseau d’Evry dans l’Essonne (banlieue parisienne aussi). C’est à partir de l’exemple de ce réseau que les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs se sont développés en France puis dans d’autres pays : dans des villes, des quartiers, des villages, des établissements scolaires ou dans des activités (...)

» Réseaux d’échanges réciproques de savoirs

Claire Héber-Suffrin , mis en ligne le 9 juin 2010.

Une pratique . A Orly, l’objectif était de permettre l’accès de chacun à un maximum de savoirs, de construire des situations où chacun serait, à la fois, celui qui bénéficie de cette chance et celui qui la donne à d’autres. Pour l’enseignante que j’étais, il s’agissait de refuser les catégories appliquées à un grand nombre d’enfants et de leur famille, “ échecs scolaires ”, “ familles défavorisés ” et “ quartier difficile ”. Comment peut-on aider des enfants à apprendre sans s’appuyer sur leurs savoirs – preuve qu’ils ont déjà été capables d’apprendre –, sans reconnaître leurs familles, sans considérer les collectifs dans lesquels ils vivent. Comment leur enseigner si on casse leur (...)

Mentions légales | S’abonner | Plan du site | Accessibilité