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Claire Héber-Suffrin

Enseignante, formatrice d’adultes, docteur en Psychosociologie des groupes en éducation et en formation (option Sciences de l’Education), cofondatrice avec son mari, Marc, des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, co-initiatrice, avec Gaston Pineau d’un « Groupe de recherche réciprocité réseaux en formation et en éducation », cofondatrice du Mouvement international pour la réciprocité active.

Auteur, co-auteur et coordinatrice d’ouvrages collectifs sur et autour des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, de la réciprocité pédagogique, de la formation en réseaux…

Enseignante de 1964 à 1976 à Orly, j’ai mis en place, avec mon mari, des élèves et anciens élèves, des enseignants, un club de prévention, des habitants, des associations et des travailleurs sociaux, le premier réseau d’échanges réciproques de savoirs RERS). Dans ma classe, entre classes, entre écoles, entre les habitants de la ville. En 1979, Marc et moi avons créé, avec des acteurs de la ville d’Evry, le RERS à partir duquel la démarche s’est diffusée.

De 1985 à 2001, j’ai été secrétaire générale du Mouvement des réseaux d’échanges réciproques de savoirs, puis responsable pédagogique nationale et Responsable de recherche, En parallèle, de 1995 à 2001, j’ai été co-animatrice d’une formation universitaire de niveau maîtrise (université de Tours), avec Gaston Pineau, professeur à l’Université de Tours et Pascal Galvani, maître de conférences à l’Université de Tours.

Ces réseaux d’échanges réciproques de savoirs se sont développés en France, en Europe, en Amérique latine et au Québec, en Afrique. Dans des villes, quartiers, cantons ruraux, établissements scolaires de tous niveaux, formation d’enseignants ainsi que dans une entreprise de service public.

- Le postulat : chaque personne est porteuse de savoirs et capable de les transmettre, de les enseigner, ou d’accompagner leur apprentissage et/ou d’apprendre à le faire ; chaque personne est capable d’apprendre et d’apprendre à le faire
- La pratique : les RERS proposent à celles et ceux qui le veulent de se constituer offreurs et demandeurs de savoirs et de contribuer ainsi à créer des réseaux ouverts où les savoirs sont rendus accessibles à chacun. Ce postulat concerne tous les savoirs, les seules “ limites ” étant éthiques : tous les savoirs qui respectent les personnes et la paix entre les humains.
- La règle pédagogique et éthique : la réciprocité.
- Le système organisateur : un réseau ouvert organisé par les personnes concernées ; des mises en relations entre offreurs et demandeurs, des échanges sur les échanges pour accompagner les évaluations.

C’est une démarche pédagogique efficace : pour les apprentissages, la construction de l’estime de soi et de relations paritaires et solidaires et la prise en charge coopérative du bien commun par la mutualisation des savoirs. Une démarche d’éducation populaire qui contribue à la formation des citoyens et au développement des démarches de formation tout au long de la vie (y compris apprise dès l’école) alliées à l’apprentissage de la solidarité.

Quelques titres liés à l’école :
- Claire et Marc Héber-Suffrin, 1981, 1994, L’Ecole éclatée, Paris, Stock, Desclée de Brouwer, 289 pages. Préface d’Edgar Morin.
- C. Héber-Suffrin (coordination, avec 10 auteurs), 2004, Echanger des savoirs à l’école – Abécédaire pour la réflexion et l’action, Lyon, Chronique sociale, Préface de Philippe Meirieu.
- C. Héber-Suffrin (coordination, avec 18 auteurs), 2004, Quand l’Université et la Formation réciproque se croisent – Histoires singulières et histoire collective de formation, Paris, L’Harmattan.
- C. Héber-Suffrin (coordination, avec 10 auteurs), 2005, Pratiquer la formation réciproque à l’école – Quand l’échange réciproque de savoirs est au centre du système scolaire, Lyon, Chronique sociale, Préface de Jacques Pain.
- Claire et Marc Héber-Suffrin, 2009, Savoirs et Réseaux – Se relier, Apprendre, Essayer, Nice, OVADIA, Préface de Philippe Meirieu, Postface d’André Giordan.

Voir Site www.rers-asso.org

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Article(s) de cet auteur

Apprendre par la réciprocité. Réinventer ensemble les démarches pédagogiques

Publié le 11 septembre 2016.

Apprendre par la réciprocité, Chronique sociale, 2016, Préface et postface de Pierre Frackowiak. Dessins d’Eric Grelet Des Outils pour apprendre par la réciprocité, Chronique sociale, 2016 Proposer aux élèves, aux adultes qui veulent se former professionnellement à tous ceux qui s’engagent dans les apprentissages, d’apprendre par la réciprocité, c’est leur présenter des dynamiques cohérentes, des situations pédagogiques efficaces et des cheminements motivants. Cet ouvrage s’appuie sur la description d’une réalité riche au quotidien (la réciprocité, nous l’avons tous expérimenté ! Nous avons tous vérifié que ça marche ! Et (...)



Échanger des savoirs à l’école.

Publié le 4 décembre 2013.

Claire HEBER-SUFFRIN Échanger des savoirs à l’école. Abécédaire pour l’action et la réflexion Se raviser et se corriger, abandonner un mauvais parti, sur le cours de son ardeur, ce sont qualités rares, fortes et philosophiques , (Montaigne- Essais) La perfection du savoir ? Méfiance ! Parmi les craintes, voire les critiques formulées à l’égard des échanges réciproques de savoirs entre élèves figure la question des erreurs que ces derniers pourraient colporter lors de ces échanges. Si la crainte est légitime, la critique est infondée, et se nourrit d’une vision caricaturale et réductrice du rôle du maître dans les (...)



Plaisir d’aller à l’école

Publié le 20 avril 2013.

Claire HÉBER-SUFFRIN PRÉFACE, François MULLER Qu’est-ce qui fait que « l’école a du goût » ? Quand chacun revisite son expérience d’école, peut-il repérer ce qui l’a vraiment fait apprendre ? À quelles conditions les savoirs sont-ils utiles ? Plus prosaïquement, l’enseignant exerce-t-il un effet sur les apprentissages et sur la réussite de ses élèves ? Ces questions roulent dans l’époque de refondation de l’École ; et il est très possible de trouver des éléments de réponse dans le présent ouvrage. La relation de l’expérience de vie professionnelle et humaine de Claire Héber-Suffrin, les retours sur expérience des très nombreux (...)



Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs

Publié le 5 février 2013.

L’éducation populaire, la pédagogie coopérative, l’entraide dans les apprentissages sont plus que jamais d’actualité. Elles construisent des réponses réalistes à la question de l’éducation tout au long de la vie et à celle des fonctions des institutions de formation, comme l’école et l’université. Elles sont nécessaires pour construire un monde juste parce qu’’elles allient toujours la formation et la transformation de soi à la transformation sociale et à l’exercice de la coopération. Dans ce champ, les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, innovation du XX° siècle, montrent que les humains pourraient tous contribuer à (...)



Les réseaux réciproques de savoirs ont 40 ans. Un bilan et un avenir

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Les Réseaux réciproques de savoirs ont 40 ans Si « évaluer » quelque chose, c’est en faire ressortir la valeur, ce qui vaut l’implication vécue, le travail accompli, la peine aussi que l’on s’est donnée pour atteindre ses objectifs, l’intérêt des résultats obtenus, ce qui donne et construit du sens, ce qui est précieux, ce qui donne du prix à ceux qui vivent ce « quelque chose », alors, oui, j’ai envie de partager, avec les membres de l’ICEM, cette aventure nouvelle et cette évaluation inattendue que je suis en train de vivre. J’ai envie de les associer, pour tout ce qu’ils ont fait et font encore à ces regards tellement (...)



Parier sur la réciprocité. Vivre la solidarité

Publié le 18 juillet 2011.

Sous la direction de Claire Héber-Suffrin, Nicole Desgroppes, Chantal Renon-Thouret, André Vidricaire. Les effets positifs de la réciprocité sont-ils assez reconnus, pour construire, « par tous – pour tous », un monde social ouvert et solidaire, et des relations fondées sur la reconnaissance mutuelle, sur la dignité de chacun, sur l’appel aux intelligences de tous, sur la création de soi par soi (qui est toujours en lien avec autrui), et ceci pour chacun d’entre nous  ? Sans doute, jamais assez  ! Cet ouvrage décrit les facettes multiples de cette réciprocité si nécessaire pour que du sens émerge de nos relations. Il (...)



Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs

Publié le 12 juin 2011.

Origine Le premier Réseau d’échanges réciproque de savoirs est né en 1971, à Orly (banlieue parisienne). Au démarrage du réseau, une quarantaine de personnes rassemblés autour du projet par Claire et Marc Héber-Suffrin : élèves, anciens élèves, parents, enseignants, bibliothécaires municipales, membres d’associations, travailleurs sociaux, voisins, amis, commerçants. En 1979, nait le réseau d’Evry dans l’Essonne (banlieue parisienne aussi). C’est à partir de l’exemple de ce réseau que les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs se sont développés en France puis dans d’autres pays : dans des villes, des quartiers, des villages, (...)



Prix de la réciprocité de FORESCO 2011. Histoire et Sens d’un prix

Publié le 17 mai 2011.

Préambule. Les réseaux d’échanges réciproques de savoirs se sont développés en France, en Europe, en Amérique latine et au Québec, en Afrique. Dans des villes, quartiers, cantons ruraux, établissements scolaires de tous niveaux, formation d’enseignants ainsi que dans une entreprise de service public. - Le postulat : chaque personne est porteuse de savoirs et capable de les transmettre, de les enseigner, ou d’accompagner leur apprentissage et/ou d’apprendre à le faire ; chaque personne est capable d’apprendre et d’apprendre à le faire La pratique : les RERS proposent à celles et ceux qui le veulent de se constituer (...)



Réseaux d’échanges réciproques de savoirs

Publié le 9 juin 2010.

Une pratique . A Orly, l’objectif était de permettre l’accès de chacun à un maximum de savoirs, de construire des situations où chacun serait, à la fois, celui qui bénéficie de cette chance et celui qui la donne à d’autres. Pour l’enseignante que j’étais, il s’agissait de refuser les catégories appliquées à un grand nombre d’enfants et de leur famille, “ échecs scolaires ”, “ familles défavorisés ” et “ quartier difficile ”. Comment peut-on aider des enfants à apprendre sans s’appuyer sur leurs savoirs – preuve qu’ils ont déjà été capables d’apprendre –, sans reconnaître leurs familles, sans considérer les collectifs dans lesquels ils (...)




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